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Définition des PME

Selon l’OCDE,  les petites et moyennes entreprises (PME) forment l’armature de toutes les économies et sont une source essentielle de croissance économique, de dynamisme et de flexibilité aussi bien dans les pays industrialisés avancés que dans les économies émergentes et en développement. Elles constituent la forme dominante d’organisation de l’entreprise, et représentent entre 95 % et 99 %, selon le pays, de la population des entreprises. Elles assurent entre 60 et 70 % de la création nette d’emplois dans les pays de l’OCDE. Les petites entreprises jouent un rôle particulièrement important dans la mise sur le marché de techniques ou de produits innovants.

Cependant, de manière générale, trouver une définition internationale de la notion de PME valable pour chaque contexte est complexe.

Les organismes internationaux régulateurs de l’économie mondiale tels que le FMI, la Banque Mondiale et l’OMC (Organisation Mondiale pour le Commerce) ne semblent pas avoir eux-mêmes une définition exhaustive.

Pour combler ce manque, l’Union Européenne a diffusé en 2006 sa définition d’ordre plutôt statistique :

Micros, petites et moyennes entreprises

« Les micros, petites ou moyennes entreprises sont définies en fonction de leur effectif et de leur chiffre d'affaires ou de leur bilan total annuel.

Une moyenne entreprise est définie comme une entreprise dont l'effectif est inférieur à 250 personnes et dont le chiffre d'affaires n'excède pas 50 millions d'euros ou dont le total du bilan annuel n'excède pas 43 millions d'euros.

Une petite entreprise est définie comme une entreprise dont l'effectif est inférieur à 50 personnes et dont le chiffre d'affaires ou le total du bilan annuel n'excède pas 10 millions d'euros.

Une micro entreprise est définie comme une entreprise dont l'effectif est inférieur à 10 personnes et dont le chiffre d'affaires ou le total du bilan annuel n'excède pas 2 millions d'euros. »

Aux USA, la définition est donnée par une institution appelée SBA (Small Business Administration). Contrairement à l’UE qui a déterminé les limites de ces entreprises pour tous les secteurs d’activité, le SBA a choisi de codifier par spécialité. A titre d’exemples :

  • 500 employés pour la plupart des industries manufacturières et minières
  • 100 salariés pour les industries du commerce de gros
  • 7 millions de dollars de recettes annuelles pour la vente au détail et les industries de services les plus répandus
  • 33,5 millions de dollars de recettes annuelles pour la construction lourde et les industries les plus générales
  • 14 millions de dollars de recettes pour tous les entrepreneurs spécialisés
  • 0,75 million de dollars de recettes pour la plupart des industries agricoles

Ces distinctions sont destinées à mieux refléter les spécificités de l’économie américaine.

De leur côté, les pays émergents se sont penchés sur le rôle des PME au sein de leur économie. En effet, vu leur nombre croissant (selon l’OCDE, dans les deux dernières décennies, de 12 à 65) et leur présence au G20, comme le montre la carte suivante, interrogeons-nous sur leur point de vue…

Ce point de vue est très marqué par la Charte de Bologne qui portait, en 2000 sur les politiques à l’égard des PME dans le monde à laquelle beaucoup de pays ont participé (USA, Brésil, Indonésie et de nombreux pays de l’UE dont quelques-uns de l’Europe de l’Est)

 

 

 

Vous pouvez télécharger ici le texte complet de la Charte de Bologne.

Un des articles de cette charte apparaît particulièrement représentatif du rôle socio-économique des PME dans les pays émergents :

« RECONNAISSANT que l'esprit d'entreprise et un secteur de PME dynamique sont importants pour la restructuration des économies et pour la lutte contre la pauvreté.»

En conséquence, le développement des PME au sein d’économies en expansion contribue au passage d’une société de type pyramidale à une société en forme de losange où toutes les classes sociales connaissent un changement structurel : le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté diminue, la classe moyenne s’élargit, le nombre des plus riches augmente…

En France, nous ajoutons à l’ensemble de ces réflexions une dimension d’ordre sociologique : les PME sont les entreprises dont le propriétaire travaille et vit uniquement de cette entreprise. Nous parlons alors d’entreprises patrimoniales.

Article 2 des statuts de la CGPME :

« Les petites et moyennes entreprises sont celles dans lesquelles les chefs d’entreprises assument personnellement et directement les responsabilités économiques, financières, techniques, sociales et morales de l’entreprise, quelle que soit la forme juridique de celle-ci. »